Quatrième jour. On a trouvé à l'office du tourisme de Ronda des superbes cartes équivalente à de l'IGN français. On en a acheté 2 et on decide de traverser le Parc Naturel de la Sierra de las Nieves par les pistes pour rejoindre Tollox puis descendre sur Malaga. Petit "cafe con leche" avant tout, puis c'est parti. on se régale.
















Une de mes préférées :






La piste est magnifique et les paysages sont hallucinant. Fin de la piste, dans une épingle très traître, refermant et pleine d'ornières, Clem part au tapis. Il s'abime le pouce. Pas grave, mais il a une sorte de poche de sang qu'il faut qu'on fasse percer. On redresse la fourche de la moto et on part direction une pharmacie.




On s'arrête à Pizarra où, devant la pharmacie fermée pour cause de "siesta", un petit type sur béquilles nous aborde. Bien entendu, on ne panne rien à ce qu'il nous baragouine. Un poil de concentration plus tard, je comprend que la Pharmacie ne nous sera d'aucune aide. Il a perdu ses jambes dans un accident de moto. Cool, c'est rassurant. Enrique nous amène donc gentiment à un centre de soin (en pleine cambrouse !!!) à pied ou Clem est soigné pour une signature. Rien de plus. Pour achever ce boulot médical, Enrique nous invite à boire des bières. A la seconde on lui fait comprendre qu'on a encore de la route. Il nous dit de passer par Santa-Fe (on ne pourra pas...) et nous raconte qu'il aime la liberté. Impossible de payer les bières, on risque de le vexer.




On repart par ce que la carte Michelin nous donne comme une route... c'est une piste pas terrible, très pierreuse. Arrivés à Malaga, pas le temps de visiter, on file sur la route de la côte pour trouver un camping qu'on trouvera à Torre del Mar. Plantage, bière, repas, l'habituel vidage de GPS et dodo.








Cinquième jour. Ce coup là, on décide sur le conseil de mon chirurgien dentiste de partir découvrir Competa, petit village blanc niché dans "los montes de malaga". Petites routes superbes malgrès la bruine et la route mouillée, village plein de charme, on regardera une partie du grand prix moto (on se refait pas, hein ?) dans un petit bar, en buvant un cafe et mangeant des tapas. Ensuite on traverse encore un parc naturel avec trois sierras et on file tranquillement sur Granada. On prend un camping à "El Chaparral". Je recommande pas. Si le cadre est chouette (dans les pins au bord d'un lac), l'odeur du coin est pas terrible (égouts ?), l'eau chaude inexistante, les sanitaires en triste état... pas terrible.



On ne se refait pas... le premier bar à tapas est sur le grand prix moto...











Bref on repart direction Granada pour la soirée, libérés de nos lourd bagages. On arrive (comme d'hab') trop tard pour visite la Alhambra, alors on décide d'en faire le tour. On s'arrête boire une bière pour se donner du courage et finalement on se perd dans les petites rues... On finira au GPS, à pied dans les ruelles, de nuit, pour retrouver nos motos... la honte.











Et le vidage de données GPS méthode campeur :

Sixième jour. C'est mon annif'. 31 ans. Je m'offre une rencontre surprise avec la Bande de Marseillais. Sachant qu'ils doivent camper à l'entrée des Sierras de Cazorla, Seguras et Las Villas, on prend le plus rapide pour se rendre à l'autre entrée (on est à l'opposé). On passe par un plateau très haut et très froid en plus de très humide. Clem est moins protégé que moi derrière ma haute bulle, il se les pèle sévère. On trouve encore des paysages superbes et on se retrouve à l'entrée de la piste qu'on cherchait. Théoriquement c'est interdit, mais on comprend pas. presque 100km de piste. Ma-gni-fique. réellement. Une fois en haut, on cherche une station et on fini par en trouver une ouverte, un peu stressés.























On appelle Phil. Je l'avais prévenu que je l'appelerais le soir pour savoir où il en est de son voyage, donc il ne sera pas étonné de mon appel. Il nous apprend qu'ils se trouvent à Siles au camping. 40km. On file et enfin on arrive. On demande au gérant si il y a bien des motards français et oui, ils sont là. J'entre en premier dans le camping sous le regard tout d'abord curieux puis ébahi de nos amis... Ils n'en reviennent pas... et encore moins quand Clem apparaît à son tour !!!
Bonne soirée au restau du camping. Et vu que Mimi me file une couverture, bonne nuit aussi ;o)




Septième jour... Départ pour se refaire les pistes dans l'autre sens avec tout le monde. Impossible, cette fois un type nous interdit de passer en moto et nous explique que les motards et quadistes ont la fâcheuse tendance à partir hors-piste en plein parc naturel, ce qui a poussé à cette interdiction. On a eu du bol avec Clem hier.
















Du coup on se trouve quelques routes chouettes qui nous permettent d'enrouler courbes après courbes jusqu'à... ce que Pierre casse quelques rayon de roue arrière de son Gran-Canyon. Après quelques heures d'attente sous un soleil de plomb au centre d'un joli village puis à la concession, on part sans Pierre qui est rappatrié par son assurance. On s'arrête un peu plus loin dans un camping difficile à trouver où l'hôtesse d'accueil essaie de nous louer un chalet minuscule. On préfère la tente. On se tape encore le restau (excellent) du camping puis on découvre qu'il faut des jetons pour l'eau chaude, ce que notre charmante hôtesse a soigneusement omis de nous signaler... La douche sera pour demain soir...















à suivre....