Il y a longtemps que ça me trottait. Je crois même que ça me tenait à coeur.
J'ai attaqué les gros travaux sur mon elef'. Il va se transformer. A la fin, du simple elefant, il restera le palpitant, autrement dit, le fabuleux twin desmodromique Ducati.
En fait, la moto en elle-même est un réel instrument de plaisir telle-qu'elle. Théoriquement, rien à redire : le moteur est plein, la moto vaillante et campée, rigide et confortable, coupleuse à souhait.
Mais comme y disent dans le JBT : on peut faire mieux...
Mon truc à moi, c'est pas la vitesse, loin s'en faut. Non, moi, c'est les enfilades de virages, les petites routes de campagne ou de montagne qui vous taillent les pneus en V. Même à l'attaque, t'es à 80 km/h maxi. Là, pour en faire l'arme parfaite pour ce "terrain de jeu", l'idée était de transformer ma moto somme toute assez polyvalente mais très peu spécialisée en supermotard.
Un supermotard (dans le reste du monde, on dit "supermoto", mais il faut croire qu'en France, on s'intéresse plus aux qualités du pilote ;o) ), c'est une moto de type "trail" (mixte route/tout-terrain) qu'on modifie pour la rendre très efficace sur route. Mais pas la même efficacité qu'une sportive... Non, on change les roues qui de grandes et fines passent à basses et larges (pour gagner en vivacité, changements d'angles...), on aiguise les freins avant (pour qu'ils passent de "doux", adaptés au TT, à puissants, adaptés à la route), on durcit un peu les suspensions (question de tenue de route...) et en gros, c'est tout.
Pourquoi ? parce qu'un trail, c'est une position plus naturel qu'une sportive, avec des suspensions grands débattement et un moteur bourré de couple plus que de puissance. C'est tout simplement très adapté à la route, mais jamais rigoureusement. Les ustensiles qu'on changent ne permettent à la moto ni d'être excellente en TT, ni de l'être sur route. Donc, ainsi équipée, la moto donne le meilleur de son potentiel routier.
Out donc la recherche de vitesse de pointe élevé, place au pilotage. Alors attention, par pilotage, j'entend conduite sportive d'une moto, et pas pilotage comme sur un circuit !!! Y en a qu'on essayé !!! y z'ont eu des problèmes... mais bon, c'est vous qui voyez, hein...
Bon, toujours est-il que ma moto est en pleine mutation et par là dessus, je greffe un gros entretien de la partie cycle qui en a besoin, totalisant 66 000 km.
Le problème, dans ce genre d'opération, c'est que tant qu'à démonter une partie de la moto, autant faire TOUT ce que tu as à y faire... hors tu n'as jamais tout en même temps. Là, j'ai attendu. Du coup, la moto est démontée et attend ses pièces... Roulements, voltmètre, nouvelles jantes, étriers, maitres-cylindres...
En fait c'est carrément décourageant si t'arrives pas à te projetter un peu (dans le futur, hein... sinon, ça peut faire mal !). T'as vraiment l'impression de pas avancer... Et vu que la rencontre de Sausset approche (pas encore dangeureusement), ça fait -un peu- flipper.
hum, il ne me reste plus qu'une chose à faire... Une danse pour que les pièces arrivent vite, ou un sacrifice humain...