Le grattoir du To@ne...

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vendredi 11 avril 2008

3-Unplugged in Morocco...

La nuit est, comme la précédente, douce et reposante malgrès l'inconfort apparent des positions adoptées... Levé tôt pour pouvoir être sur le premier ferry en direction de l'Afrique.

Pour le moment, le côté sanitaire a laissé un peu a désirer, on espère trouver sur le ferry de quoi prendre une douche ou au moins se faire un bon TBC -TCC pour Caro ;o) - en attendant d'arriver à destination...
Les dunes se prêtent particulièrement au jeu des WC naturels à condition d'avoir un sol stable sous peine de se retrouver avec l'anus pané... on a réussi à éviter le drame et tout s'est bien passé... quelques minutes plus tard, on a conclu cette parenthèse à la queue-leu-leu devant les toilettes du poste frontière en attendant son ouverture...

Le hic, c'est qu'il y a des miroirs dans ces lieux très carrelés, et dans les miroirs, à cette heure matinale, ça fait mal...

Bref, nous voici de nouveau près de notre T4, près à passer les premières formalités afin d'accéder dans un premier temps au douanes : l'achat du billet... et là, faut que ça ouvre. En attendant, on se réveille doucement...

Faut resituer, on est loin d'être à plaindre : se réveiller et attendre pour des formalités, même si ça fait un peu "à l'ancienne", ça ne manque pas de cachet :

Bon, première étape franchie -celle-ci ne nous inquiètait pas outre mesure-, nous voici à attendre le passage aux douanes. Théoriquement on a rien à se reprocher, mais techniquement, vu que le père Marco amène un peu de matos pour son atelier, on pourrait nous enquiquiner. En Espagne on devrait pas avoir de soucis, donc en attendant, on pratique le "café-synchronisé", nouvelle discipline très certainement bientot olympique, si tant est que les jeux perdurent...

Voilà, je me passe de vous établir une image osée, je me contente de dire qu'on a passé la douane et qu'on pénètre dans le bateau...

De ce bateau, on voit plein de trucs qu'on voyait pas d'en bas ou du poste frontière. Du genre, le coin où on a dormi, là, au fond, derrière cette tour...

... ou encore cet énorme porte-container qui s'éloigne direction l'océan, laissant les petits chalutiers espagnols attaquer tranquillement la matinée...

... ou encore, en se démettant proprement une vertèbre, on peut se rendre compte -parfois douloureusement- qu'on approche, au moins par le style, du continent de destination...

Ouaip, tout ceci éveille un truc en moi. L'"oeil" est encore tout collé, mais y a des trucs dans les images que j'immortalise, qui me plaise. Je décide, dans l'impossibilité d'ouvrir grand mon "oeil", de shooter tout azimut ; je recadrerais en rentrant...

Caro, elle, a préféré cacher ses yeux, pour le coup... Sereine, elle sait qu'elle pourra reposer tout ça là-bas, de l'autre côté.

C'est fait, le bouzin s'est ébroué -bien plus rapidement et bruyamment que nous quelques dizaines de minutes plus tôt- et on a quitté le quai, les docks, le port, Tarifa, l'Espagne, l'Europe...

Des bateaux, j'en ai pris quelques uns. Des petits voiliers de 4 mètres, des bateaux de sécu motorisés par des 9.9 comme des ferrys trans-manche ou encore le Fin-Jet, le plus rapide de la mer Adriatique... ben je crois pas que j'en ai pris un qui dépote comme celui-ci. à l'arrière, on pouvait voir des gerbes d'écumes de près de 5 mètres de haut lorsque les machines étaient à plein régime !!! Je t'explique pas la déculottée que tu prends si il te vient l'idée saugrenue de sauter là... je crois que tu retournes illico sur le continent... sans slip.

On m'a dit plusieurs fois : "tu vas voir, dès que tu arrives de l'"autre côté" -ce fameux "autre côté"-, tu vas halluciner tellement c'est différent, d'un coup"... J'ai décidé de ne préjuger de rien, en aucun sens, pour pouvoir découvrir et me faire ma propre idée. C'est bien plus simple pour en discuter après.
Au tout premier abord, rien de neuf à l'horizon...

... ça parait un peu dommage, bien que sous certains angles, ça prenne un peu plus de gueule... mais sinon, pour le moment, rien de neuf... et surtout pas le bateau bleu...

Mais comme je suis poussé (par une sorte de bateau rouge et blanc, situé sous mes pieds...) à découvrir, en creusant, je découvre quelques batiments avec des formes moins aseptisées... et puis cette église à un drôle d'air ;o)

Nan, continuer dans cette voie, ce serais de la mauvaise foi manifeste, j'arrive bien ailleurs, pas de doute.
Un truc décolle un peu l'"oeil". Ouais, ce port me plait. Il fait vieillot. Le mot arrive : bien plus "authentique", certainement de part l'ancienneté des machines. Je sais pas pourquoi, j'aime les vieilles machines dénuées d'électronique, avec du fer, un bon vieux berlingot qui envoie ce qu'il peut, qui permet d'aller doucement, pas trop vite, mais sûrement... et qui, malgrès la rouille qui le ronge, continue à bosser sans sourciller, tel John Rambo qui, transpercé de balles, couteau ou autres tire-bouchons niquerait la gueule à tous les méchants avant qu'on l'emmène -de force- aux urgences... sauf que ces machines ne seront jamais les héroïnes de films de baston et finiront à la casse.

Du coup je prend -encore- des photos de ces héros des temps pas modernes.

Décidément, j'adore cette ambiance... faudra que je revoie Rambo...

Pis y a un truc sur le dessus de notre bateau qui fait un bruit de sonnerie de cantine en plus fort... merdre, faut retourner au fourgon pour débarquer...
Je sens Caro un peu plus excité qu'au réveil, je me dis que débarquer là dois la booster, c'est très positif dans ma perception de la chose, moi qui m'attendait à être interrogé nu, entouré de bergers Allemands enragé, par la douane Marocaine...
Le premier truc qui change, c'est qu'autant en Espagne tout le monde est entré rangé dans le ferry, autant la sortie se fait à la Marocaine. C'est le dawa.

Alors voilà. La douane nous fait mettre dans une file latérale (je sens presque le souffle des chiens...). On attend (c'est une technique pour faire monter la pression, sûr !). Un type vient, sans sourire (il manquerait plus qu'il nous apporte l'apéro), et demande, en Français, si on a quelque chose à déclarer. Ouais, au Maroc, quasiment tout le monde connait un peu le Français, voir le parle couramment. Non, on a rien à déclarer. Il nous fait ouvrir le camion, et nous demande ce qu'on vient faire. On lui dit "du surf" et lui, il voit pas nos planches situés sous la banquette, mais tous les pains de mousses destinés à être shapé et il dit : "sûr, rien à déclarer ?". Caro déglutit et lâche : "ben nan, rien." et le type lui dit, avec le sourire : "Alors soyez les bienvenus au Maroc et bonnes vacances !" et il file.

Merde je m'étais mis en condition pour ne rien dire. Bon, y a un avantage : on a pas eu à leur filer de bakchiche, donc on a plein de pinard pour nous, maintenant !!!

Bon, on se remet en route. Tanger est une grande ville. Je dois dire qu'on a pas fait les touristes. Y avait des flics partout, Marco pense que le Roi ou quelqu'un d'important devait passer. On a pas vu de jolis trucs, là, mais beaucoup d'immeubles pas terribles du tout, ceux là même que je voyais du bateau, encore plus moches de près. Il y a énormément de construction, et paradoxalement, on apprend aussi qu'il y a beaucoup de gens qui dorment dehors rien n'étant terminé et beaucoup de migrant clandestins passant par là...
Les bâtiments sont en cours, les travaux semblent dans la plupart des cas en standby, c'est parfois un peu lugubre... Parmis tout ça, les drapeaux et panneaux rappellent que le roi est là.

Ensuite on attaque la route, la grande, l'autoroute. Là-bas, c'est un truc de riche. Je veux dire, la plupart des gens qui ont de grands trajets à faire l'utilisent, mais comme je le constaterais plus tard, les véhicules utilisés témoignent de la pauvreté ambiante et ne sont... pas vraiment autorisés sur ce genre de voie...
On doit descendre via Larache, Rabat, Casablanca, El Jadida et Safi, sachant que l'autoroute s'arrête entre Casa et Safi et qu'il reste ensuite plus de 250km jusqu'à Moulay. Sur le guide, y a de noté qu'on pourrait faire plein de jeux de mot avec le nom de la ville de "Larache". Moi, j'ai juste essayé de faire une photo du panneau de la sortie... ça donne pas grand chose, c'est fait vite fait, zoomé, pas cadré, bougé, on voit rien... une photo à l'arrache, quoi... mais pas de jeux de mot ;o)

Ben si je l'ai vraiment faite cette photo, et je l'ai bien faite à l'arrache et à Larache. D'ailleurs si on voit pas que c'est à Larache, il n'y a de net sur cette photo que le fait qu'elle a bien été faite à l'arrache... Ce qui est sûr c'est qu'il faudrait être aveugle ou être connu pour qu'on se l'arrache... Enfin, on avait pas le temps, fallait qu'on s'arrache.

Un petit stop sur une aire d'autoroute me rappelle que je suis un passionné de moto... Merdre, je m'en suis même pas rendu compte, mais j'ai déjà des synapses qui sont resté en vacances à Larache...

Arrivés du côté de Safi, fin de l'autoroute, sortie de la ville et s'offrent à nous plein de perspectives amusantes :

- mobybus (là c'est presque vide, certainement retour au dépôt...) ;

- ânes, chameau ou gros camion old-school avec le bétail ;

- ou encore des charrettes de compet'...

... pour lesquelles d'ailleurs il existe un panneau particulier !

- et tout ce qui roule entre autre... quel ingéniosité ! (qui a prononcé le mot "homologation" ?).

Je ferme cette parenthèse culturelle pour balancer quelques petits trucs vus, découverts pendant ces 700km de descente vers le sud...

La lagune de Oualidia ou il y a encore un palais royal abandonné. Cette lagune permet aux habitants du coin de vivre de... l'ostréiculture, sisi ! Oléron, ça vaut pas le coup avec les frais de port ;o)

Les Marocains n'ont, pour beaucoup, pas de travail. Certains s'en crée. Là-bas c'est simple comme mettre une caisse de tomate au bord de la route et attendre que les gens s'arrêtent en acheter. Il y a parfois des enfants qui s'avancent sur le tarmac à ton arrivée et secouent du thym, des coquillages, de la coriandre ou encore... des clés d'appartement (surtout à Essaouira)...

je t'ai déjà parlé des camions qui transportent hommes ou bétail, voir les deux ensemble... Ces poids lourds transportent de tout, mais en préférence beaucoup. Je veux dire qu'aussi bien dans certain il y aura du bétail, autant si ils trouvent le moyen, le camionneur mettra des caisses de légume en bas et en mettant des barrières sur les côté, organisera une bétaillère sur le toit... où s'ajouteront ceux qui voudront voyager pas cher !!!! Pour faire soft, voici un "gros cul" comme on en voit tout le temps :

Pour souffler un peu hors du T4, on s'est arrêté au bout d'un petit chemin. Là, y avait une falaise. Pas un bout de falaise, une falaise partout à droite et partout à gauche, tu sais, celle qu'en fini pas, quoi...

... c'est beau mais c'est souvent le cauchemar du pêcheur en fait. Ben là, en bas, y avait d'amarrées quelques barques de pêche...

... Je me suis demandé un long moment comment ils les avaient descendues et comment ils en faisait l'entretien, comment ils les mettent à l'abri lors des tempêtes... Et puis j'ai compris que ce que j'ai photographié pour être des installation à lever des filets était en fait là pour remonter et ranger les barques... sur des... gros caillous...

Où qu'on soit passé, on trouvait du monde. En France, si tu roules sur une départementale ou même une nationale, il y a forcément une grande partie du voyage que tu feras sans voir personne sur le bord de la route, pour la simple et bonne raison que les villes et villages sont espacés, que les gens prennent la voiture, le train, l'avion ou que sais-je, mais ils se déplacent en moyen de transport. Au Maroc, le moyen de transport le plus utilisé est le moins cher : les jambes. Les gens vivent dehors. Si ils n'ont rien à faire, ils se posent sur le bord de la route et discutent, là, parfois comme au milieu de nulle part. Sinon, un peu partout il y a des échoppes, des gens affairés à travailler sur quelque chose, bidouiller, arranger, faire ou refaire...

Si bien qu'il faut toujours faire gaffe aussi. Comment dire, au volant, si tu viens d'Europe, il faut te faire au fait que si les us et coutumes de la route ont été copié collé sur le papier (rond-point...), aucune rêgle n'est appliquée de la même manière que chez nous... par exemple, si tu arrives sur un croisement, regardes à droite, mais passes, l'autre s'arrêtera. Par contre en arrivant sur un rond-point, vu que la priorité à droite existe, tu rentres, et si quelqu'un rentre sur une autre embouchure, tu dois le laisser passer... enfin presque toujours... Donc concentration maximum.

A la sortie de Safi, on s'est rendu compte que l'industrie lourde n'est pas l'exclusivité des pays dits civilisés... Comme chez nous, c'est moche, ça pue et en plus vu l'océan à côté je gage que les normes de rejets ne sont pas les mêmes... on ira plus loin pour surfer, hein ?

Le seul avantage ici, c'est que c'est de l'emploi.

A côté de ça, tu te retrouves très rapidement au milieu de nulle part, et ça et là, comme des champignons, des petites maisons blanches de chaux trônent devant l'océan ou au pied d'un arganier, entourée de cactus...

Le long des routes, en plus des usines, chameaux, ânes, camions, dormeurs, barques, océans, maisons... tu trouves aussi beaucoup, beaucoup, et même beaucoup de bétail ... ils sont là, avec leur berger, souvent entrâvés par une corde à une ou aux deux pattes avant. et toi, au volant de ton T4, tu dois faire gaffe qu'y ait pas un bestiaux suicidaire qui ait pas d'entrave ou qui trouve, au moment précis où tu passes, que l'autre côté de la route est bien plus chouette.

Ces vaches et moutons là ont un chemin du retour au bercail plutot sympa à condition de pas rater la marche...

Donc cette dernière petite pause en quittant Safi nous offre ce spectacle...

... et le plaisir de déguster une dernière tranche de saumon acheté au Leclerc du coin avant de partir... après ce sera local.
On dirais que Caro serait bien passé direct au local.

La lumière du soir. On aura voyagé pendant toute la journée. Ce ruban de bitûme aura été notre seul horizon pendant 3 jours presque complets. La fin du voyage aller touche à sa fin dans une lumière superbe.

Notre destination se situe juste avant Essaouira. Le petit village de Moulay Bouzarktoune accueil l'atelier "oups créations" que Marco a monté et qu'Hicham s'occupe de faire tourner. Cet atelier crée et répare planches de surf et de kite surf. Depuis quelques années, ce village est devenu un fief de véliplanchistes et kiters au bon esprit, un club s'est monté et les jeunes qui ne travaillent pas tous dans le coin ont quelque chose à faire de leurs journées...

Marco a une petite maison sur les hauteurs, qui n'est pas encore habitable. On commence par aller voir là-haut si tout va bien. La vue d'ici est superbe...

On descend ensuite sur Moulay même. Fatigué, on aura le temps de discuter un poil avec Hicham, Lotfi, Asmae, Hind, Seb et Yves autour d'un bon thé à la menthe puis d'un tagine poulet-citron, puis tout le monde au pieu... Marco et moi nous sommes mis des matelas dans l'atelier de peinture. La porte, je sais même pas si elle ferme, mais vu la température, on a tout laissé ouvert. Caro est dans le T4, la banquette débarassée de tout le bordel...

Jamais vu des étoiles pareilles.

Je commence à comprendre.

L'"oeil" s'ouvre doucement...

Dodo.

Fin du jour 3.

mercredi 9 avril 2008

2-Unplugged in Morocco.

Le matin arrive... bizarrement, on a tous bien dormi... seul Marco a eu un peu de mal à... se tourner... du coup il a fini au pied de la banquette, plié pour avoir quand même les jambes dessous...

L'Andalousie est toujours aussi belle, même si elle n'a pas le même charme traversée par les routes que par les pistes, à cheval sur une moto... On arrive très vite à Bailen même. Un joli petit bled, blindé de céramiste.

On cherche un peu notre céramiste, on le trouve et nous retrouvons dans un atelier très old-school... l'avenir nous dira que les produits fabriqués ici le sont aussi, un peu trop pour Caro.
L'entrée d'un four :

La fabrique vue de l'intérieur de la cour, à l'entrée de l'atelier couvert :

ça a beau être vieillot, il se dégage toujours de ce genre de lieu une authenticité sans nom. Le gentil photographe en moi tilte, mais est encore sous sa couverture de stress quotidien, j'ai du mal à me réveiller l'oeil... Je me fais le déclencheur sur des barres métalliques, la lumières est pas terrible, mais rien ne semble vouloir venir... on va se contenter de faire de la photo reportage la mieux possible... et se replier sur les rêglages manuels pour se concentrer un peu...

Entrée dans l'atelier...

Quelques ouvriers bossent, même le midi...

Je me lance, je tente deux-trois trucs qui se révèleront pas terribles du tout et dont je ne ressors que cette très banale multibrochette de potiche, pas mieux qu'à Cannes en plein mois d'aout...

Décidément, je range soigneusement l'idée de faire quelque chose de chouette aujourd'hui... La journée passe, on démarche... Caro, parfaitement bilingue saute à chaque fois du camion pour ne revenir que 1 heure plus tard en général... on se remet alors chaque fois en route vers quelque chose de plus concluant ou quelques autres essais...
Au détour d'un verger, on se fait quelques casse-dalles entre les oliviers. Les oliviers, c'est le côté joli de la région. Très chouette, mais j'en ai déjà pris plus qu'il n'en faut lors du trip de l'an passé...

La fin de journée nous emmène vers Tarifa via Algeciras et Marbella... de quoi calmer sévère mon oeil sur l'authenticité... du béton, encore du béton, toujours du béton, la fête du touriste en short à qui il ne faut qu'un palmier, du soleil et un mur un peu ocre pour se croire loin.
Vite, Tarifa. Vu le vent -c'est connu pour ça, ce bled, c'est la mecque des vélipanchistes et autres kite-surfeurs adeptes des plans d'eau ventés et sans vague-, on se cale dans un petit restau populaire et on se graille un petit plat de là-bas. J'en profite pour redécouvrir les goguenots... et sans le savoir je pose mon scéant sur la dernière lunettes du voyage...

On s'ouvre quand même une petite bouteille de pif prévue pour le backchich des douaniers, après tout, demain on prend le bateau pour un autre continent...

Caro va jeter un dernier oeil au spot de kite sur lequel elle et le Brunal se sont éclatés l'an passé, puis revient avec la ferme envie d'écraser son oreiller... et de rerigoler un peu en voyant Marco se ré-encastrer sous la banquette...

Le rouge est meilleur que celui d'hier, plus doux... il nous aide, dans une des capitales du windsurf, à glisser dans un sommeil réparateur... dernière nuit sur ce continent...

Demain, je saurais.

Fin du jour 2.

1-Unplugged in Morocco.

Ouais, débranché, mais complètement.

Tout a commencé il y a quelques semaines. Caro se décide à créer une petite entreprise pour vendre des céramiques sur des marchés. Le projet se lance bien. Parallèlement, j'ai la tête dans le guidon, je suis stressé par plein de petits trucs, j'ai un peu de mal à être cool.

Caro vient un jour me voir et m'annonce qu'elle doit aller en Andalousie pour démarcher des céramistes. C'est apparemment là que le rapport qualité/prix est le meilleur. Bruno, son homme, ne pouvant venir pour cause de "gravetaf", elle est embêté de partir seule, car l'idée est de dormir dans son fourgon pour réduire les frais. Elle me demande si éventuellement je suis intéressé. Je dis oui. Ce genre de coup de main, ça m'aidera à déconnecté, et vu que son entreprise prend tout à sa charge, ça m'évitera de dépenser bêtement des tunes.

Quelques jours plus tard, elle m'annonce que le voyage va prendre une autre tournure et me demande si je suis encore partant. En fait, Marco, un de leurs ami, a un atelier de shape/réparation de surf et kite surf dans le sud du Maroc, non loin de la ville de Safi. Safi est une ville connue pour ses potiers et céramistes... donc l'idée est d'aider Marco à emmener du matériel pour son atelier en descendant, ce qui réduit les frais pour tout le monde, de prospecter sur place, tout en passant par l'Andalousie... et se gaver de surf ;o)

Pour sûr que je suis d'accord !!! Reste à faire le passeport, ce qui après un coup de flippe pour rien et un bon coup de main de Papa est rêglé rapidement et en temps voulu.

Quelques jours plus tard, Marco arrive et il ne nous reste qu'à partir...

Il faut se faire une idée de ce qu'est un voyage au Maroc. Tout ceux qui y sont allé te disent des trucs, mais toi tu ne vois que la barrière de Gibraltar... je veux dire, tu n'as peut être pas foutu un orteil sur un autre continent, et lorsqu'on te parle de l'Afrique, c'est souvent pour te parler des guerres ou d'un phénomène de mode... Alors oui, j'écoute et m'abreuve de tout ce qu'on me dit, mais non, je n'arrive pas encore à comprendre... qui sait, en revenant je ferais certainement parti de ces gens qui en parle, mais là, mis à part que ça me tente, ça ne me parle pas plus que ça...

Nous sommes le 25. Coup de fil de Caro : "c'est pour demain matin tôt"... Après quelques minis aventures, on partira finalement dans la matinée, pas pressés, à bord du beau transporter VW T4 de Caro et Brunal, bien chargé.

Première pause du côté de Vittoria, en Basquie Sud, pour manger un bout.

On doit encore passer Madrid et tirer du côté de Bailen pour que Caro arrive à l'un de ses rendez-vous. Elle téléphoneras finalement pour repousser au lendemain matin, on était décidément pas assez pressé... ça commence bien côté "unplugged"...

Le soir, arrivant sur Bailen, on se pose sur un parking d'Autovia et se pose -seulement maintenant, sisi...- la question du couchage...

Ce sera finalement To@ne sur les banquettes avant (c'est pas large un T4...) avec un peu de papier bulle pour pas sentir les manchons de ceinture...

Marco opte pour le dessous de la banquette, sous les pains de mousse, la tête contre le bidon de résine...

Et Caro, princesse, se pose sur la banquette...

Une journée de départ pleine de bitûme, un abattage de bornes pas très folichon, mais qui me permet de faire connaissance comme il faut avec Marco, un type très sympa et intelligent.

Fin du jour 1...

jeudi 13 mars 2008

Avis de tempête...

Ouaip, ces derniers jours, y a eu un avis de tempête... En fait ça concernait surtout la Bretagne, la Vendée, la Manche... mais nous, on était même pas en alerte orange.

On a beaucoup montré l'Artemis, échoué sur la plage des Sables d'Olonnes, on a montré ce cargo cassé en deux en Espagne et quelques autres arbres cassés. Ici, on a eu du vent, mais je dirais qu'on a vu largement pire. Des tempêtes, on en essuie régulièrement, et tout semble pas mal rôdé pour ça dans le coin.

Pourtant cette tempête a eu des aspects plus... destructeurs sur les côtes même. Par exemple, malgrès les digues de protections efficaces d'ordinaire, la thalasso de St Jean de Luz a ramassé sévère : les baies vitrées qui donnent sur la plage ont explosées et tout a été inondé...

Le Brunal, envoyé spécial à Guét' m'a envoyé quelques clichés. Ceux concernant le "pendant" de la tempête ne sont pas publiables ici, car apparement ils le seront dans un mag', mais celles de l'après, les voici. Il faut bien garder à l'esprit que les murs, barrières et autres ont vu pas mal de grains, tempêtes et autres et ce depuis un certain temps... ça témoigne de la violence des vagues. Une houle de 7m, des périodes de 16 secondes (bcp de longueur d'onde = puissance), un petit vent d'ouest de 10 noeuds (pas fort au point de coucher les vagues), coeff demarée de 101 (104 dans la nuit)... des conditions parfaites pour tout casser...

Ce qui est sûr, c'est qu'il faisait pas bon se balader sur la jetée des Alcyons ni sur la promenade de Parlementia ces jours là...

Parfois, on se demande ce qu'aurait donné une alerte orange...

lundi 25 février 2008

Dites "33"...

Y a quelques temps, un ami m'invite à manger chez lui. Pendant l'apéro, on parle imprimante. Une belle Lexmark combo scanner/fax et tout le bouzin comme on en voit majoritairement actuellement. Autant dire le genre d'imprimante que je pourrais pas m'offrir en ce moment.

Il m'explique que la sienne, neuve, s'est mise à refuser le papier, impossible de trouver la cause. Il a appelé le service Lexmark qui lui a fait faire quelques vérif' puis lui a envoyé une machine réparée, en lui précisant de garder son ancienne (!!!).
En regardant avec une lampe de poche (c'était pas logique, cette histoire... je pouvais pas en rester là...), je trouve un stylo coincé au fond... et après une petite gymnastique avec deux couteaux, je retire l'objet du délit... qui a fait gagné une imprimante à mon ami... qu'il a envoyé à sa fille quelques jours plus tard, tout content.

Hier, je vais voir un autre ami. Dans l'après-midi, il me montre dans son couloir le matos qu'il doit jeter à la déchetterie car il n'a pas le temps de tout réparer ou regarder. Dans le tas, une très belle Imprimante/Scanner Canon MP450. Il me dit qu'apparemment elle n'entraine plus le papier. C'est pas logique, cette histoire... je peux pas en rester là.
Il me dit que d'une manière comme d'une autre, elle finira à la jaille car il n'a pas le temps, donc si je veux, elle est à moi.

OK.

Hier soir, en rentrant et en descendant de la voiture, j'explique le parallèle entre les deux affaires à la BBIPN. Je pose le tout sur la table du salon, et je me lance, équipé d'une lampe de poche après avoir tenté de lui faire avaler du papier. Apparemment les rouleaux entrainent bien, donc c'est pas grand chose. Elle mâche quelque peu le papier en le refusant.
Force de tripoter, apparait un truc tranlucide et rouge... que je retire avec deux couteaux (on change pas une équipe qui gagne...) : un connecteur électrique !

Je met un courrier dans le scanner, appuie sur "copie" et me sort une feuille presque parfaite... Quelques nettoyages d'entretien plus tard, je sors une photo récupérée par le lecteur de carte USB 2.0 de l'imprimante : nickel. Même les cartouches sont pleines.

L'objet en image :

Tout vient à point... à qui -se donne la peine- sait attendre...

24 février, 22h21, 18s...

Le pull-over sera bientot une relique bonne à être présentée dans les musées ???

Si c'était pour les températures, Danielle, je crois que ça y est, tu peux rentrer... y a moins de cyclones ici ;o)

jeudi 14 février 2008

3-Des Elefants... EN FRANCE !!!

Grâce à l'efficacité de No', Gégé et Ben, le site d'inscription à la 8eme rencontre internationale des Cagiva Elefant est enfin en ligne, prêt à fonctionner. Il ne manque qu'une page de traduction en espagnole, mais ça va vite rentrer dans l'ordre.

Le site est là.

Ça devrait pas tarder à commencer à se remplir... chouette !!!

SEUUUUURF !

Bah oui, vu le temps qu'il fait, vu que je me suis débarrassé de pas mal de ce que j'avais à faire, depuis 4-5 jours, on va surfer avec la Caro, le Konfiance et parfois le JoSeb.

Une session à l'Uhabia à Bidart, une à la Côte des basques à Biarritz, une mémorable à la Barre à Anglet hier et aujourd'hui à Parlementia, Bidart.

C'est fou ce que ça lâche. Premier vrai essai de mon Longboard EXP dans des conditions... sympas. Presque 2m hier à la Barre, parfait. La planche est nickelle, comme sait les faire Gilles Penvern. Demain, ils ont prévu flat, ce sera l'occas pour continuer le boulot sur les motos.

Mais ce WE, ils ont prévu une entrée de houle... ;o)

La randoscalade du Mondarrain.

Le WE dernier, on a profité du beau temps actuel pour aller se faire une rando, histoire de pas perdre les bonnes habitudes. Le Mondarrain, c'est l'une de nos balades préférée. Plusieurs raisons à ça : dans un premier temps, c'est accessible de différents endroits à différents niveaux, donc on peut y aller pour une simple balade ou taper la rando en partant d'ailleurs. D'autre part, c'est pas très haut, mais le sommet enroché et arboré a un sacré charme. Le JoSeb dit qu'il y a une âme là-haut, que ça a certainement été un lieu pratiqué par quelques druides pour que cet endroit dégage autant d'énergie. C'est vrai que c'est assez spécial et extrèmement reposant. On se recharge, là-haut.

Le dénivelé ? En fait je le connais même pas ce coup-ci, puisqu'on est parti aussi pour que Jim et son pote Lulu puissent s'essayer à l'escalade. Y a des petites voies installées sur les enrochements au sommet.

Pour cette fois, on avait nos petits nouveaux dans le groupe...

Jim et Lulu sont très synchro...

Comme d'hab', les images commencent rapidement à nous sauter à la tronche...

Marinette, elle pense aux lecteurs de Soleil à gogo...

Pis à un moment, Daka flaire un "truc" dans les ronces...

Nico va chercher ledit "truc" : un agneau fraîchement mis bas. Un paysan nous expliquera en fin de journée qu'il a dû être mis bas par une brebis libre, comme souvent ici.

On continue à monter. Première pause et premier pourrissage de la chienne...

Pis y a toujours les Pottoks, peinards...

On va là-haut. Cette couronne d'arbres chapeautée par les enrochements, c'est le signe distinctif du Mondarrain. Rien ne lui ressemble dans le coin.

Vers la côte, ça a l'air un peu brûmeux... ça se réveille doucement...

Au détour d'une bergerie, on croise un groupe de randonneurs dignes de Soleil à gogo qui sont montés là uniquement pour se déguster quelques... douzaines d'huîtres !!!
Et non : Marinette ne les engueule pas... elle vient simplement de les prendre en photo et blague avec eux... super ambiance.

Je me retourne et... la JoSeb family et consors continue à crapahuter allègrement le long des palombières.

On fait quelques mètres, et... Marinette se rechausse (elle a mal derrière le pied quand ça monte) pendant que la chienne va emmerder Nico qui... s'épanoui... Du coup il s'épanouit sur Da-K... quelle saloperie ce clebs...

Les Pottocks ont toujours la vie super dure...

Ah merdre... ça monte, Marinette va morfler-de-derrière-les-pieds. La crâneuse de clebarde grimpe en courant joyeusement, histoire de décourager tout le monde...

Tout le long de la ligne de crête, c'est équipé de palombière. Et dans "palombière", y a... "palom..." ;o)

Vu que Konfiance a un déménagement aujourd'hui, c'est Marinette qui garde les bâtons de JoSeb...

... Tiens d'ailleurs, la même va se rerechausser...

Ah, le voilà : LE Xaxi de la randal. Celui-ci était particulièrement touffu. J'ai même glissé dedans, j'ai failli y laisser une partie du service trois pièces...

Le point noir au milieu-gauche, c'est cette foutue chienne qui s'est excitée toute seule en courant plus d'un kilomètre après deux cons de brebis entre xaxis et rochers. Elle vient de percuter que les cris qui viennent de plus en plus loin, c'est pour elle, et qu'elle va peut-être se faire botter le cul... quand JoSeb, qui court derrière elle, va la rattraper. Imagines la scène : Deux brebis, un -con de- chien et un grand type mince avec un sac à dos qui se courrent après à flanc de montagne... Nous on était plus loin, on a vu ça en 16/9e, c'était fendare. Pour le chien aussi (au début du moins) et pour JoSeb, je dirais un poil moins, mais il aime bien se faire du mal... la preuve : il a même pas engueulé la chienne...

Tu vois le chemin en face ??? au pied, y a le groupe qui bouffe des huîtres pendant qu'on se décède sur le flanc de ce caillou. Parfois, je réalise à quel point l'humain peut-être imbécile .

Nico dans un remake -en plus beau- de "Cliffhanger"... Ok, il est un poil moins balu que le p'tit père Stallone, mais là, ça se voit même pas.

La p'tite bête qui monte, qui monte, qui monte... et qu'à mal aux pieds...

Et pendant qu'on finit d'en chier, y en a qui redescendent... à moto. Entre ceux qui bouffent et ceux qui promènent leur deux-roues, je perçois à travers quelques éclairs de lucidité à quel point je suis stupide...

Sans compter sans les autres qui narguent, déjà presqu'en haut...

Ah, ça c'est les olives-pays !!! Je te laisse ma part, sympa non ?

Enfin arrivé à l'enrochement.

Pas originaux pour un sous, on vient d'en bas.

On respire un grand coup avec les yeux...

... et on repart !!! y sont vraiment synchro ces deux zouaves là... sauf quand Lulu se casse la fiole...

ça a l'air calme, hein ???

Alors qu'en fait non.

Une piste bien tentante... manque que la moto finalement.

Jimmy et Lulu, arrivés en haut !

Et finalement les plus gamins ne sont pas toujours ceux à qui on pense... quoiqu'en fait...

Marinette prend toujours autant soin de ses futurs lecteurs...

Un parc à Pottok. Pour les soigner, ils les mettent dedans puis les font passer un par un dans un sas où ils peuvent les traiter, puis les relâcher... apparemment les taupes se sentent un peu concernées aussi... sais pas pourquoi...

Le JoSeb nous attend pour aller monter la voie de varape.

On commence par grailler un bon coup.

Pis Seb, y monte sur un gros caillou pour nous montrer "là-bas". C'est beau, "là-bas"... comme partout autour en fait, mais je me souvient plus ce qu'il nous montrait...

Le Nico monte aussi sur le caillou, et comme Da-K sais apparemment monter aux arbres, c'est pas un problème pour elle non plus...

Bon elle fait pas toujours la maline, mais là, je dois admettre que ça a plutot l'air d'aller...

D'ailleurs elle a profité de sa petite "brebis-pursuit" pour calquer leur façon de se laisser glisser le long des rochers...

Pendant ce temps, Marinette semble réaliser, songeuse, que son PC est loin et que même, la connection wi-fi aurait du mal à porter pour écrire son billet d'ici... enfin... ch'suis sûr que c'est ce qu'elle pensait, là...

Ici, ça se prépare...

Marinette, presqu'aussi à l'aise que Da-K, bien que n'ayant pas courru la brebis dans les pâturages.

Ah tiens d'ailleurs quand on parle du loup... il est décédé le iench' ??? hon-hon, il se pourrit, le iench', il se pourrit...

Lulu. Il lui manque que le flingue et on jurerais un duel.

Jim, première ascencion, premier succès. Son papa est fier.

Le gars Nico a drivé les minots.

La chienne, calme attitude...

ah ouais, mais un chien peut en cacher un autre. En fait elle est remplie de connerie à ras bord, et quand ça déborde, elle se met à aboyer quand tu la photographies. Chien d'ivrogne !

On attaque la descente. Lulu se gaufre, tout va bien.

Marinette est observatrice et douée d'un grand sens du mime. Là, c'est nico au réveil... désolé...

Nico... dans son élément... apparemment.

Peur du gros chien ou près à atterrir d'une terrible chute ??? aucun des deux, il fait simplement le con...

Quand ça souffle, ici, ça fait pas semblant.

Ah tiens : Lulu par terre... original.

Jeux d'eau. Apparemment Nico et Da-K se sont bien trouvés pour faire des conneries... :oD

Marinette, pendant ce temps, elle... euh... "macrotte" ???

Pis quand elle a fini, elle se rend compte qu'il va falloir traverser une rivière de m... boue.

Da-K n'a pas perdu son temps. Après avoir pris poisson-rouge en première langue dans la cuisine avec Moustaki, elle met en pratique avec le gros têtard de la baignoire...

Mais apparemment il a dit un truc qui lui a pas plu. Nous, on a pas compris, en bons ignares...

... A moins que ce ne soit encore une excuse pour se pourrir dans les rêgles de l'art, mais en fait je préfère la version culturelle pour cette fois...

Après, ben en fait ça a fait que descendre et comme je me suis mis à courrir, en essayant de prendre des photos je mettais des coups de boule dans l'appareil de JoSeb, donc j'ai arrêté quand je me suis mis à saigner...

MAIIIIISSS NAAANNNNNN !!!

En fait j'avais plus de batterie.

Promis, la prochaine je tente d'être moins débile -ce qui ne veut pas dire que je prend la moto ou les huîtres-.

Les photos de ce billet ont été prises avec le Minolta Z10 (3,2MP zoom opt. X10) de JoSeb (5 neurones -1 pour monter, 2 pour descendre, le reste pour manger et respirer) ;o) .

vendredi 8 février 2008

Session 11 - La question rouge.

Hier soir, après avoir réaménagé le salon, je suis tombé sur ça. En fait, c'est presque ça, car il a fallu imaginer ce que ça donnerait en photo macro et prendre quelques clichés... Le G5 est tout de même nettement mieux que l'IXUS II pour faire ce genre de photo...

Au fait, c'est rouge, mais c'est quoi ???

MAJ : A la base, la réponse n'était pas prévu, mais sous la pression populaire, je crache le morceau. Personne n'a vraiment trouvé, même si certains étaient proche. Faut admettre que la lampe n'est pas des plus commune, ça rendait le truc difficile à trouver :

Bon, vais allez boire un coup de Patxaran, moi... ;o)

mercredi 30 janvier 2008

2-Des Elefants... EN FRANCE !!!

Voilà, on a eu notre réponse définitive. La 8e rencontre internationale des passionnés de Cagiva Elefant et Gran Canyon aura lieu à Bidart (64) au camping ERREKA, du vendredi 27 juin après-midi au dimanche 29 juin matin.
Les nuits en tentes sont à 10 Euros par motard, les locations en dur (bungalows ou mobil-homes à la semaine) sont à faire directement par téléphone ou mail au camping. Il va bientot y avoir en ligne un site d'inscription et de renseignements avec une liste d'hôtels pour les amateurs de confort.

L'ami Jean-François doit nous communiquer ses tarifs pour la boustifaille du vendredi et samedi soir et samedi midi. Pour les petits déj' et boissions alcoolisées, je dois bientot parler avec la gérante du bar du camping pour voir en quelles mesures on peut avoir des tarifs préférentiels pour le groupe et accéder à la salle du bar.

Dès que j'ai tous ces tarifs et que les inscriptions sont sur des rails il faut que je finalise le logo pour les T-shirts et les stickers. J'attend le devis pour des stickers d'une boite biarrote, et des tarifs de notre fournisseur de T-shirts qui pourrait éventuellement faire des stickers aussi...

Il y aura quelques road-books à reconnaitre (je pense que c'est pas le plus dur à faire... du moins pas le plus désagréable...), des adresses de bons restaus à retenir et noter pour les refiler, de la menue-organisation à voir avant le grand lancement et on sera fin prêt.

Les mails commencent à affluer de Finlande et d'Angleterre pour le moment, les Allemands se sont apparemment renseignés par forum interposé...

Va falloir activer !!!

mardi 29 janvier 2008

Iparla : C'est fait !

Voilà, on en parlait depuis qu'on fait de la rando avec le JoSeb : on a fait Iparla.
Iparla, c'est un col situé à 1050m et des bananes. Soit de là où l'on est parti un dénivelé positif de 950m. Y en a qui pourraient se marrer par ici car ils sont habitués à bien plus ou vivent sur des îles où on le ferait en savates deux-doigts un dimanche pour aller digérer, mais pour nous c'était comme un défi. Pourquoi ???
Parce que depuis le début on doit la faire le prochain coup, et comme c'est une rando de 15 bornes, le Konfiance pouvait pas assurer qu'il arriverait en haut avec une cheville dans le sac. Là, ça allait mieux donc ça laissait augurer qu' "on peut y aller !".

Le nécessaire du bon marcheur en poche...

Et l'ascension peut commencer.

On commence rapidement à boire.

Le soleil inonde.

La nature se réveille...

JoSeb continue de rêver sur les vieilles... bergeries.

Konfiance va vaillamment.

Très vaillamment...

Pour une fois JoSeb est derrière. Là, y commence à faire chaud...

Daka, elle, elle s'en fout. Elle court de l'avant vers l'arrière puis l'arrière vers l'avant...

A un moment, t'as toujours l'impression que le paysage s'ouvre...

Bon, ça c'est pour la traditionnelle photo du Pays basque et ses Xaxis...

Seb rattrape son retard, tranquille. Connaissant la troupe, si c'était une course, il aurait pas à s'en faire...

Jeux de lumières...

Patchwork...

Ah ben merdre, le Konfiance est maintenant dernier... y a un truc que j'ai pas suivit, là...

Bon, je le laisse repasser devant, ça grimpe de nouveau. Il commence à en chier un peu.

On voit beaucoup de ces minis paturâges verts au milieu du marron des fougères mortes.

D'ailleurs y a pas que les fougères qui sont mortes. Konfiance commence à en baver.

Dans la famille JoSeb, c'est la fête du T-shirt, on a tout viré. Il fait chaud, on mange des fruits et on aime la nature ;o)

Là, on voit bien le sentier par lequel on est monté.

L'un des nombreux pourrissage de iench de la journée. Toujours un grand moment de bonheur... surtout quand je pense qu'il va falloir la doucher le soir... saloperie de clébard !

A cette hauteur, les points blancs dans la vallée ne sont plus des moutons, mais des maisons... c'est comme ça, même si j'ai encore du mal à m'imaginer la mutation... Vive la Basquie !

Ah ben ça y est, Konfiance a décidé de se décéder.

JoSeb le monomaniaque de la bergerie en plein action.

Faut admettre qu'elles sont belles, même si y a un peu de boulot... remarques l'ancien toit en pierres plates... sont forts ces basques.

Tiens, ce coup-ci c'est un champi qui attire le JoSeb. Il est étrange ce mec.

Bon, on repasse aux choses sérieuses : fin de la pause, on repart vers le col.

Le coin pause vu de plus haut. On distingue à peine les bergeries...

Konfiance, lui, on le voit bien... mais de moins en moins...

Notre beau chemin.

Des reliefs impressionnants.

Là, on voyait le haut de cette pente, on savait que c'était pas encore là (770m) et on marchait dans l'herbe... pas vraiment motivant... ça a eu raison de Konfiance, il a disparu dans le rétro...

Enfin, LE col d'Iparla en vue !!!

On retrouve aussi quelques paysages familiers croisé lors de la rando au Toutoulia.

Je recolle JoSeb et son Jim et on repart vers le haut après un coup de fil au Konfiance pour lui dire de s'arrêter et d'attendre qu'on redescende pour manger.

Ce maudit pic est celui qui était si décourageant. Pris à mi-hauteur du dernier Pic.

C'est là que JoSeb fait tomber son appareil et que j'en profite lâchement pour lui faire l'intérieur et file vers la borne du col pour arriver premier en haut !!!

"Ah ben merdre y marche pu l'bouzin"

Quelques essais infructueux semblent montrer que le Minolta a vu sa dernière rando...

Iparla est... quelque peu fréquenté... (mais où ont ils garé leur bus ???)

Les points blancs sont quelques uns des vautours que l'on apercevait en contrebas... Un randonneur a dû tomber ;o)

Jim a faim, alors on décide de redescendre jusqu'à Konfiance pour manger.

JoSeb part en courant avec Daka...

Puis ralenti, comme calmé par on ne sait quoi...

Encore un petit pâturage...

Konfiance retrouvé, il s'occupe rapidement à se remonter le moral.

Sandwichs Serrano-brebis et paysages grandioses... quoi de mieux ???

Repas fini, la famille JoSeb repart en courant vers le bas. Konfiance est ma meilleure excuse pour ne pas me ruiner le genou en courant...

Quelques très belles bergeries...

Konfiance va mieux, il trotte...

La chienne prétexte une soudaine soif pour aller s'embourber dans une mare de merde.

Elle est mignonne, hein ??? viens donc la laver le soir...

On arrête plus Konfiance...

Quelques restes de bergeries à flancs de montagne...

Encore l'un des désormais célèbre hors-pistes dont seul JoSeb à le secret : même Jim en a ras le bol :o)

Et hop ! encore un coin à bestiaux... c'est toujours vert, ces coins là...

On retrouve un chemin presque motorisable.

Le soleil continue de nous offrir une lumière hallucinante.

Les coins de vert deviennent très "couleur locale".

Ce vert reste marqué à vie quelque part dans ton esprit... t'as pas le choix.

Le ciel a aussi un petit air de "revienzy"...

Là, Konfiance commence à en rebaver...

On découvre que les pâquerettes sont déjà parmis nous !!!

... Les xaxis aussi, mais ça on aurait du mal à l'oublier...

Y a toujours un p'tit coin vert par-ci par-là...

On est bien au paradis des bovins. Libres dans la montagne, couchés sur une corniche, au soleil parmi les xaxis... je connais des vaches plus malheureuses...

Dernier sentier. Jim a mal au pieds et Konfiance en a plein le cul. Remarques maintenant que selon la phisionomie de chacun, les émotions ne viennent pas du même endroit...

En attendant, le printemps doit vieillir passqu'il se gourre de plus en plus de mois pour faire son apparition, d'année en année...

Finalement, Jim arrivera éveillé chez lui alors que Konfiance cède au sommeil dans la Vanette...

J'ai marché comme un Pottok : pas vite, mais relativement régulièrement. J'en avais plein les pattes à la fin, mais j'ai quand même fini en courant, j'avais envie. J'aurais pu continuer même si j'avais plus trop envie.

Le Thé de fin de journée chez JoSeb est toujours aussi agréable, tout comme la douche en rentrant.
Je sais pas où et quand pour la prochaine. Théoriquement, c'est le Baïgurra, mais quand ???

Photos prise avec un Canon Ixus II (3,2MP, zoom 2X) et retouchées avec Iphoto '08.

Pas encore convaincu...

Mes histoires avec les Macs semblent ne faire que commencer.

Dans un certain sens, tant mieux. Dans l'autre pas.

D'un point de vue internet, on est passé par la charrue, le tracteur, on atteind péniblement le semi-remorque... mais à notre époque un tel poid-lourd roule déjà bien. Mais c'est loin d'être suffisant pour faire du tourisme !!!
En gros, c'est toujours vraiment trop lent, même si maintenant je soupçonne la connexion. Ce qui est étrange c'est qu'avec le PC portable sous XP, ça passe quasi-nickel (j'écris quasi car il y a tout de même parfois des hics, admettons-le, mais c'est anecdotique à côté de nos macs).

Ensuite, en travaillant sur le GIMP, impossible de se servir d'outils tels que la gomme, le crayon, le pinceau... tout ce qui trace. Plantage immédiat, retour à la case départ si t'as pas enregistré, et impossibilité de continuer si tu l'as fait... d'autant plus frustrant que la présence de ce type de logiciel (présents aussi sous Ubuntu, auxquels je suis habitués, rôdé et qui marchent parfaitement bien sur cette dernière plateforme autant sur sous Windows) pour Mac OS a aussi été déterminant dans mon choix pour le changement de machine... Alors entre ça, Neoffice (openoffice sous Ubuntu et Windows) qui fait ramer le mini comme une galère sur le sable et le gros plantage de Thunderbird cet après-midi (plus rien ne fonctionnait, toutes les fermetures logicielles plantaient, et finalement c'était celui-ci qui était crashé), non, je suis pas vraiment convaincu...

Sur les logiciels Mac purs et durs comme Iphoto, que je m'énerve un peu, passe, je trouve ça normal, faut se réhabituer (même si j'adhère pas du tout avec la logique de l'outils en lui-même, je m'adapterais), mais sur les programmes que je connais et utilise depuis des années, on me la fait pas.

Pour l'instant, j'apprécie le design, le silence, la rapidité de démarrage et de coupure, la gestion de la vidéo, l'interface multi-spaces comme sous Ubuntu (entre autres), la présence du bluetooth (bien que je le trouve bizarre à mettre en oeuvre) et l'ergonomie générale. Pour les performances, on y est pas du tout. Je pense qu'un peu est dû au disque dur 5400trs/min, mais avec 1Go de mémoire vive et un processeur Core 2 Duo à 1,83 Ghz, je m'attendais à priori à nettement mieux pour ce qui est des ressources et de leur gestion. La suite me donnera raison ou tort.

Jusqu'ici, c'est bien, mais pas de quoi en faire un fromage. Attendons un peu (sinon je me vois vite taxé de mauvaise foi par les adeptes...)...

lundi 28 janvier 2008

Petite balade à Ispeguy.

Le 750 de Konfiance terminé, celui de Micht'oooo réparé, fallait simplement ressortir le mien et le mostro du garage pour pouvoir aller rouler un peu.
Nico et Marianne nous ont lancé l'idée dans la semaine, le mot est passé, on s'est retrouvé à 13h30 samedi pour un café, et en route. On est partis entre Italophile, puisqu'il y avait 3 Elefants AC750, 1 Gran Canyon IE900 et le Mostro 600... que du Desmo ;o)

A la base l'idée était de refaire notre grande balade en Espagne en revenant par le col d'Ispeguy. En réfléfchissant aux faits que la BBIPN n'avait pas dompté son Monstre depuis quelques mois, que Konfiance allait essayer sa nouvelle moto et que Nico et Marianne allaient tester leur monture en duo, et qu'on partait relativement tard pour un jour d'hiver, on a décidé d'un commun accord de la faire courte.

On partait donc pour Dantxaria pour faire le plein, ensuite Otxondo, Errazu puis Ispeguy, St Etienne de Baigorry et finalement, après un verre bien agréable en terrasse, on est rentré par la Nat' pour pas trop rouler de nuit (BBIPN elle aime pô ça ;o) ).

Marinette qui sait que ça va tourner... zennnnnn...

Les demoiselles qui attendent qu'on les gonfles... de mauvaises langues diront que lorsque c'est elles, on a pas à attendre... -oups-

Sur la route d'Otxondo...

Marinette qui commence à se faire aux virages... et à l'elef'...

Fabrice et Nico en discussion...

En haut du col d'Ispeguy. Montée tranquille... découverte de sa moto pour les uns, du paysage pour les autres, des épingles pour d'autres...

Konfiance, content de son nouveau destrier.

BBIPN au guidon du monstre.

Notre bar à St Etienne de Baigorry. Cadre sympa et proprio souriant, que demander de mieux ???

ça meulait même pas dehors du coup on est resté en plein air. Retour à la limite de la nuit, mais après une balade appréciée de toutes et tous...

Soirée cool chez Konfiance, toujours dans l'esprit Italien avec les Spaghettis Bolo de Marinette.

Une bonne journée, des paysages, des amis et le ronronnement des bicylindres en L... Que du bonheur :o)

mardi 22 janvier 2008

Chomeur...

... c'est pas tous les jours faciles ;o)